la publicité sexiste
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attitudes & réactions de la population
commentaires d’une enquête par internet sur la publicité sexiste au Luxembourg réalisée pour le compte du CNFL en 2006/07
Environ un quart des interrogés affirme que ce genre de publicité ne les dérange pas et en opposition 13 % disent être dérangés toujours et en tout lieu par cette façon de faire de la publicité. La gêne suscitée et l’opposition à la diffusion de publicités sexistes devient très importante lorsqu’il s’agit de lieux de passage d’enfants et de jeunes (44%) ou de certains endroits sensibles (lieu de culte p.ex. avec 30%). La diffusion dans les médias ne suscite que 12% d’avis négatifs.
La publicité sexiste provoque des effets contradictoires : une moitié des consommateurs affirme e pas réagir du tout et presque autant (47%) ont une réaction « contraire à la finalité de publicité» et n’achète carrément pas le produit en question, réaction qui devrait faire réfléchir toute entreprise avant de se lancer sur la voie de communiquer par le moyen de publicités ressenties comme sexistes. Les réactions d’opposition sont plus importantes avec l’âge et le niveau d’instruction. Retenons également que les réactions d’opposition actives sont plutôt l’exception (plainte, lettre de protestation …)
Les images dans la publicité ont une influence certaine : selon les personnes interrogées seulement près de 10% affirment le contraire en disant qu’il n’y a pas d’influence ou qu’elles ne savent pas si oui ou non il y a une influence. Cette dernière est inégale et différenciée selon le segment de la population. De manière générale les répondants soupçonnent un renforcement des préjugés existants (sur les rapports entre les sexes, l’image de la femme, celle de l’homme), une influence importante sur les habitudes alimentaires, l’idéal de beauté et la confiance en soi (exprimée de manière significativement plus importante par les jeunes femmes et les filles que par les hommes et les garçons.
Comment réagir face à la publicité sexiste finalement ? Près d’un tiers de la population est d’avis qu’il n’y a pas à réagir, qu’il ne faut rien « entreprendre ». A l’inverse la moitié de la population préconise l’existence d’une commission indépendante pour suivre le développement de la publicité et un tiers souhaite que cette instance mette en place des règles contraignantes pour le secteur et ait un pouvoir de sanction. Egalement un tiers des répondants est d’avis que le secteur devrait se donner des règles et mettre en place un système d’autocontrôle. Les opinions sont donc plutôt divergentes et le sujet suscite la controverse ; cependant 59% des interrogés souhaitent un apprentissage à la compréhension des publicités afin d’avoir les moyens intellectuels d’un esprit critique face à la publicité en général.