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Communiqué de presse Greenpeace - TNS ILRES

OGM dans les mangeoires de nos animaux d’élevage : plus de 80% des consommateurs du Luxembourg disent non ! 

Luxembourg, 14 octobre 2005 - 83% des consommateurs habitant le Luxembourg préféreraient boire du lait et manger des œufs et de la viande provenant d’animaux nourris sans OGM tandis que 89% de ceux-ci pensent que ce type de produits devraient faire l’objet d’un étiquetage approprié. Enfin, 81% des personnes interrogées seraient prêtes à payer le surcoût engendré par la production de lait certifié « non OGM » dès la mangeoire des animaux. Tels sont les résultats d’un sondage (1) que l’institut TNS ILRES (2) a mené pour Greenpeace durant les mois de juillet et d’août 2005 et que la fondation rend aujourd’hui public.
La grande majorité des consommateurs rejetant les OGM, Greenpeace demande à l´industrie alimentaire de refuser leur utilisation dans l’alimentation animale. De plus, la mise en place d’un étiquetage obligatoire des produits issus d´animaux nourris aux OGM représente pour la fondation la seule mesure appropriée qui pourrait garantir au consommateur son droit à l’information et ses choix souverains en matière d’alimentation.


20 millions de tonnes de soja, de maïs et de colza génétiquement modifiés sont importées chaque année en Europe. La grande majorité de celles-ci (80%) est utilisée pour produire les matières fourragères de nos animaux d’élevage. A l’heure actuelle, aucun étiquetage permettant de distinguer les produits provenant d’animaux nourris aux OGM des autres aliments n’existe, ni à l’échelle européenne, ni au Luxembourg (3).

« Très peu d’entreprises présentes sur le marché luxembourgeois peuvent à l’heure actuelle certifier que leurs produits proviennent d’animaux nourris sans OGM » explique Anne Thomas, chargée de campagne pour Greenpeace Luxembourg. « Alors que nos consommateurs viennent clairement de démontrer qu’ils contre l’utilisation des OGM dans la chaîne de production alimentaire, ceux-ci leurs sont donc pourtant aujourd’hui imposés par les industriels. »


L’étiquetage obligatoire des produits provenant d’animaux permettrait aux consommateurs européens de faire un choix clair en faveur du non OGM et d’inciter les marchés internationaux à ne plus encourager la culture de plantes transgéniques. Au vu des résultats du sondage que Greenpeace a fait mener, les consommateurs du Luxembourg sont plus de 80% à vouloir s’engager dans cette direction.

« Nous observons une méfiance très prononcée des consommateurs à l'égard de l'utilisation des OGM dans l'alimentation des animaux. La grande majorité de ces derniers demandent plus de transparence concernant la provenance des aliments et exigent donc l'étiquetage des produits alimentaires provenant d'animaux nourris aux OGM » clarifie Marc Thiltgen, Directeur d’études chez TNS ILRES.


Mettre en place des filières totalement non OGM pour la production d’aliments est économiquement viable et rentable comme le prouvent les exemples de la NÖM, deuxième plus grande compagnie laitière autrichienne, de la société Emmi en Suisse ou encore de la « Upländer Bauernmolkerei » en Allemagne. Toutes ces entreprises laitières ont banni les matières fourragères transgéniques de l’alimentation des vaches à l’origine de leur lait.

Alors que le principal débouché des OGM reste le secteur de l’alimentation animale, notamment européen, leur culture provoque des ravages écologiques et sociaux dans les pays producteurs, par exemple en Argentine.

« 10 ans après les premières plantations de soja génétiquement modifiés en Argentine, les conséquences sur l’environnement sont désastreuses : utilisation d’engrais et d’herbicides qui a largement augmenté, plantes rendues beaucoup plus sensibles aux maladies, mauvaises herbes résistantes et surtout, presque la moitié des forêts tropicales anciennes du pays rasées afin d’y faire pousser des fèves de soja » explique Anne Thomas. « Des alternatives non OGM durables aux matières fourragères transgéniques existent pourtant. Les entreprises doivent donc cesser d’utiliser les OGM lors du processus de production alimentaire. Ceci répondrait non seulement aux vœux de la majorité des consommateurs mais permettrait également de préserver notre environnement de dommages graves et irréversibles».


Notes :
1. Les résultats détaillés du sondage ainsi qu’un document relatif aux OGM dans l’alimentation animale (« Les OGM dans l’alimentation des animaux d’élevage : risqué et non nécessaire ! ») sont disponibles sur le site www.greenpeace.lu.
2. TNS ILRES est le plus grand institut de sondage du Luxembourg, il est notamment spécialisé dans les études consommateurs.
3. Alors que les ingrédients et additifs alimentaires aussi bien que les matières fourragères transgéniques font l’objet d’un étiquetage depuis avril 2004, les produits provenant d’animaux nourris aux OGM (lait, œufs, viandes etc.) ne sont pas inclus dans le champ d’application des règlements européens (Règlements 1829/2003/CE et 1830/2003/CE).
4. Pour plus d’informations relatives aux produits présents sur le marché luxembourgeois et leurs garanties, un CD Rom intitulé « Le Frigo sans OGM » (édition septembre 2005) est disponible sur le site www.greenpeace.lu ou auprès de Greenpeace.
5. Greenpeace fait actuellement circuler au niveau européen une pétition en faveur de l’étiquetage des produits provenant d’animaux nourris aux OGM. Celle-ci compte recueillir un million de signatures de consommateurs et sera présentée à la Commission européenne en avril 2006. La pétition est également disponible via le site www.greenpeace.lu.


Contacts :
Anne Thomas, chargée de campagne OGM, Greenpeace Luxembourg, +352 02119 46 21.
Marc Thiltgen, Directeur d’études, TNS ILRES, +352 49 92 91.
 

 


 
 





  
 

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